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Armin Mueller-Stahl
10 questions · Cinéma
Armin Mueller-Stahl naît le 17 décembre 1930 à Tilsit, en Prusse-Orientale, une ville devenue russe après la guerre sous le nom de Sovetsk. Violoniste de formation, il se tourne vers le théâtre puis le cinéma et devient, dans les années 1960 et 1970, l’une des plus grandes vedettes de la RDA, sur scène comme à l’écran.
En 1974, il joue dans Jakob le menteur de Frank Beyer, l’histoire d’un homme du ghetto qui invente des nouvelles venues d’une radio pour redonner espoir à ses voisins. C’est le seul film est-allemand jamais nommé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Mais en 1976, Mueller-Stahl signe la protestation contre la déchéance de nationalité du chanteur Wolf Biermann : les rôles se raréfient, et il quitte la RDA pour l’Ouest en 1980.
En RFA, il tourne avec Rainer Werner Fassbinder dans Lola, une femme allemande. Puis, passé cinquante ans, il réussit ce que peu d’acteurs allemands ont réussi : une vraie carrière à Hollywood. Costa-Gavras lui confie le rôle d’un ancien criminel de guerre hongrois dans Music Box, Barry Levinson celui du patriarche d’Avalon, Jim Jarmusch le fait monter dans un taxi de Night on Earth, et David Cronenberg en fait un parrain de la mafia russe dans Les Promesses de l’ombre. En 1997, son rôle de père tyrannique d’un jeune pianiste prodige dans Shine lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.
Artiste complet, Armin Mueller-Stahl est aussi peintre et musicien : il expose ses tableaux et ses lithographies, joue du violon et a publié plusieurs livres. Il compte parmi les acteurs allemands les plus respectés de sa génération.
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