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Aviron : bateaux et vocabulaire
8 questions · Sport
L’aviron a son propre vocabulaire, et il commence par les bateaux. Le plus petit est le skiff, où un rameur seul manie deux avirons, sans barreur : un pur face à face avec l’eau et avec soi-même, sur une embarcation aussi fine qu’instable. Les grands bateaux, du deux au huit, demandent au contraire une coordination parfaite entre tous les membres de l’équipage.
L’aviron lui-même se termine par une partie large, la pelle, qui prend appui sur l’eau. Il repose dans la dame de nage, le point de pivot qui transforme l’aviron en levier. Cette dame de nage est fixée au bout du portant, un bras métallique qui la déporte vers l’extérieur : sans lui, les bateaux de course, très étroits, ne pourraient tout simplement pas être propulsés.
Chaque coup d’aviron se décompose en phases. Il commence par l’attaque, lorsque la pelle entre dans l’eau à l’avant, bras tendus et jambes repliées. Viennent ensuite la propulsion et le dégagé, puis le retour : la pelle revient au ras de l’eau tandis que le siège glisse vers l’avant, seul moment de relâchement dans un effort très exigeant.
Dans un bateau d’équipe, tout le monde suit le chef de nage, assis le plus près de l’arrière, qui donne le rythme. Le nombre de coups par minute s’appelle la cadence : élevée au départ, souvent au-delà de quarante, elle baisse en course avant de remonter pour le sprint final.
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