🎿
Biathlon
8 questions · Sport
Le biathlon associe deux disciplines que tout semble opposer : le ski de fond et le tir. D’un côté, l’effort d’endurance poussé à la limite ; de l’autre, la précision d’une main parfaitement calme. C’est ce contraste qui rend chaque course si haletante, car un champion peut perdre en quelques secondes au pas de tir ce qu’il a gagné pendant des kilomètres sur les skis.
À chaque passage au stand, le biathlète tire sur cinq cibles placées à cinquante mètres. Une cible touchée bascule visiblement du noir au blanc, et le public suit le verdict en direct. On tire alternativement en position couchée, où les cibles sont plus petites, et debout, où il faut stabiliser une carabine alors que le cœur bat encore à toute allure. Chaque erreur se paie : dans la plupart des courses, il faut parcourir un tour de pénalité de 150 mètres ; dans l’individuel, c’est une minute ajoutée au temps. La carabine de petit calibre, d’au moins 3,5 kilogrammes, est portée sur le dos pendant toute la course.
Les formats sont variés. Au départ en ligne, le mass start, les meilleurs s’élancent tous ensemble, et le tir devient un huis clos nerveux où tout le monde est allongé côte à côte. En relais, quatre athlètes d’une même nation se succèdent, avec trois balles de réserve par tir avant de devoir partir sur l’anneau de pénalité.
La Norvège est la nation reine de la discipline, patrie d’Ole Einar Bjørndalen et de Johannes Thingnes Bø. Mais la France s’est imposée au sommet : Martin Fourcade a remporté cinq titres olympiques et sept classements généraux de la Coupe du monde, avant que Quentin Fillon Maillet, Julia Simon et Justine Braisaz-Bouchet ne prennent le relais. Chaque hiver, l’étape d’Annecy-Le Grand-Bornand attire des dizaines de milliers de spectateurs.
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