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Classiques de langue allemande
22 questions · Littérature
La littérature de langue allemande comprend des œuvres écrites en Allemagne, en Autriche, en Suisse et dans d’autres territoires. Les titres français permettent de reconnaître des livres dont la réception dépasse leurs lieux d’origine. Johann Wolfgang von Goethe écrit Faust et Les Souffrances du jeune Werther. Friedrich Schiller compose Guillaume Tell et Les Brigands, tandis que Gotthold Ephraim Lessing examine la tolérance religieuse dans Nathan le Sage. Ces textes relient les passions individuelles, les conflits politiques et les interrogations morales, avec des formes qui vont du roman épistolaire au théâtre.
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann explore l’angoisse et l’incertitude dans L’Homme au sable, aussi traduit sous le titre Le Marchand de sable. Franz Kafka écrit La Métamorphose et Le Procès : une transformation impossible ou une accusation opaque bouleverse le quotidien de personnages confrontés à des forces qu’ils comprennent mal. Effi Briest, de Theodor Fontane, décrit le poids des conventions sociales. Thomas Mann suit une famille de commerçants dans Les Buddenbrook et interroge l’expérience du temps dans La Montagne magique, au fil du séjour prolongé de Hans Castorp dans un sanatorium.
À l’ouest rien de nouveau, d’Erich Maria Remarque, raconte la Première Guerre mondiale du point de vue d’un jeune soldat. Le Tambour, de Günter Grass, traverse l’histoire de Dantzig avec Oskar Matzerath. Hermann Hesse met en scène Harry Haller dans Le Loup des steppes, tandis que Bernhard Schlink relie mémoire et responsabilité dans Le Liseur. Les prix Nobel de Mann et de Grass distinguent leurs auteurs : même lorsqu’un livre occupe une place majeure dans la justification du prix, il ne faut pas confondre cette reconnaissance avec une récompense réservée à un seul titre.
Le Suisse Friedrich Dürrenmatt compose Les Physiciens et La Visite de la vieille dame, deux pièces sur la responsabilité et les compromis collectifs. Michael Ende imagine Momo et L’Histoire sans fin. Max Frisch, également suisse, écrit Homo faber. Alfred Döblin fait entendre la ville dans Berlin Alexanderplatz. Enfin, Patrick Süskind situe Le Parfum dans la France du XVIIIe siècle. Ces repères rassemblent des voix et des époques différentes, plutôt qu’une seule tradition nationale uniforme.
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