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Coiffures : histoire et vocabulaire
16 questions · Mode et design
Une coiffure se remarque avant tout le reste : bien avant les chaussures, et souvent avant les vêtements. En 1922, le roman « La Garçonne » de Victor Margueritte fait scandale et donne son nom à la coupe à la garçonne, ces cheveux courts qui disent la liberté nouvelle des femmes. Quelques décennies plus tard, la coupe mulet, courte devant et longue derrière, passe du comble du chic au comble du ringard.
Ce parcours raconte d’où viennent les mots et ce qu’ils cachent. Le carré se dit « bob » en anglais, du verbe « to bob », écourter. La crête iroquoise devient outre-Manche un « Mohawk ». Madame de Pompadour, favorite de Louis XV, a laissé son nom à une coiffure gonflée sur le front, et la cour de Louis XIV a vu triompher la perruque in-folio. Marcel Grateau, coiffeur parisien, façonne dès 1872 ses ondulations au fer à friser ; en 1906, à Londres, Karl Nessler présente la première permanente, après avoir brûlé deux fois le cuir chevelu de sa femme. Dans les années 1990, la série « Friends » lance la coupe la plus copiée de la décennie.
On y croise aussi le barbier du Moyen Âge, qui rasait mais saignait et opérait, et dont l’enseigne rouge et blanche rappelle le sang et les bandages. Le mot « coiffure » lui-même désignait d’abord un couvre-chef, et la moumoute, plus familière, cache une calvitie. Enfin, quelques chiffres que l’on devine sans les connaître : environ 100 000 cheveux sur la tête, une pousse d’environ un centimètre par mois, et la kératine comme matériau, la même protéine que celle des ongles, des sabots et des plumes.
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