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Curd Jürgens
10 questions · Cinéma
Curd Jürgens naît le 13 décembre 1915 à Solln, aujourd’hui un quartier de Munich, d’un négociant hambourgeois et d’une mère française, Marie-Albertine Noir, institutrice. Journaliste à ses débuts, il monte sur les planches à Berlin puis à Vienne, où il joue au Burgtheater et dont il prend la nationalité en 1946. Grand (1,93 mètre), la voix grave, il impose sa stature sur toutes les scènes.
Sa percée internationale arrive en 1955 avec Le Général du diable d’Helmut Käutner, d’après la pièce de Carl Zuckmayer : il y campe le général d’aviation Harras, cynique et brillant, déchiré entre le devoir et la conscience. La même année, il tourne en France Les héros sont fatigués avec Yves Montand et reçoit la Coupe Volpi du meilleur acteur à Venise.
La France l’adopte aussitôt. En 1956, il est le riche Éric Carradine qui courtise Brigitte Bardot dans Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim. C’est Bardot qui le surnomme « l’armoire normande », un mot que la presse allemande traduit tel quel. Suivent Michel Strogoff, Les Espions de Clouzot, puis Hollywood, face à Robert Mitchum ou Ingrid Bergman.
En 1977, il devient Karl Stromberg, armateur mégalomane qui veut détruire le monde pour bâtir une civilisation sous-marine, dans L’Espion qui m’aimait face à Roger Moore. Fidèle au théâtre jusqu’au bout, il tient le rôle-titre de Jedermann au Festival de Salzbourg de 1973 à 1977. Il meurt à Vienne le 18 juin 1982, à 66 ans.
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