🥌
Curling
8 questions · Sport
Le curling a quelque chose de déroutant pour qui le découvre à la télévision : des joueurs qui font glisser de lourdes pierres sur la glace, tandis que leurs coéquipiers frottent frénétiquement la piste avec des balais. Pourtant, derrière cette image presque comique se cache un sport d’une précision redoutable, qu’on surnomme volontiers les « échecs sur glace ». Né en Écosse au XVIe siècle, il figurait déjà au programme des premiers Jeux d’hiver, à Chamonix en 1924.
On joue avec des pierres de granit d’environ vingt kilogrammes, traditionnellement taillées dans le granit d’une seule île écossaise, Ailsa Craig. Chaque équipe compte quatre joueurs aux rôles bien définis. Le plus important est le skip, le capitaine : posté au bout de la piste, il lit la glace, annonce la tactique en indiquant la cible avec son balai et lance en général les dernières pierres, souvent décisives.
Le but est d’approcher la maison, la cible circulaire dessinée à l’autre bout de la piste. Seule l’équipe dont la pierre est la plus proche du centre, le bouton, marque des points, autant que de pierres mieux placées que la meilleure pierre adverse. Le balayage joue un rôle essentiel : en frottant la glace devant la pierre, les balayeurs la réchauffent très légèrement, et la pierre glisse plus loin et plus droit.
Le nom même du sport vient de la trajectoire : au lâcher, le joueur imprime une légère rotation à la pierre, qui décrit alors une courbe, « curl » en anglais. Un match se compose de huit ou dix manches, au cours desquelles les deux équipes jouent toutes leurs pierres. Le Canada est la grande puissance mondiale, où des millions de téléspectateurs suivent les championnats ; la Suède, l’Écosse et la Suisse figurent aussi parmi l’élite.
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