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Cyclisme : grands tours et classiques
8 questions · Sport
En 1903, le journaliste Henri Desgrange et son journal L’Auto lancent une course folle pour gagner des lecteurs : six étapes géantes à travers la France, parfois de plus de 400 kilomètres, courues de jour comme de nuit. Le ramoneur Maurice Garin remporte ce premier Tour de France. Plus d’un siècle plus tard, la Grande Boucle est devenue la course cycliste la plus célèbre du monde et, avec les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, l’un des plus grands événements sportifs de la planète. Depuis 1975, elle s’achève traditionnellement sur les Champs-Élysées, à Paris.
Le Tour a ses montées mythiques : le mont Ventoux et son paysage lunaire, le Tourmalet, le Galibier, et surtout l’Alpe d’Huez, dont les 21 virages numérotés portent chacun le nom d’anciens vainqueurs de l’étape et sont pris d’assaut par des centaines de milliers de spectateurs. Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain ont chacun remporté le Tour cinq fois ; Hinault, vainqueur en 1985, est le dernier Français à s’être imposé.
Le Tour forme, avec le Tour d’Italie et le Tour d’Espagne, les trois Grands Tours, ces courses de trois semaines. Au Giro, le leader porte la maglia rosa, rose comme le papier de la Gazzetta dello Sport ; la Vuelta, plus jeune, est réputée pour ses arrivées au sommet très pentues.
Le printemps appartient aux classiques, ces courses d’un jour. La plus redoutée est Paris-Roubaix, l’« Enfer du Nord », avec ses secteurs pavés comme la tranchée d’Arenberg, qui se termine sur le vieux vélodrome de Roubaix. Le champion du monde sur route, lui, porte toute l’année le maillot arc-en-ciel, et tous les quatre ans, la course en ligne des Jeux olympiques sacre un champion d’un seul jour.
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