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Encéphalite à tiques
7 questions · Santé et médecine
L’encéphalite à tiques, aussi appelée encéphalite d’Europe centrale, est avec la maladie de Lyme la deuxième grande maladie transmise par les tiques en Europe. Les deux sont pourtant très différentes. La maladie de Lyme est due à des bactéries ; l’encéphalite à tiques, elle, est provoquée par un virus. Celui-ci se trouve dans la salive des tiques infectées et passe dès la piqûre, souvent sans que la personne remarque la minuscule tique. Plus rarement, il se transmet par du lait cru : en 2020, un foyer dans l’Ain a été relié à un fromage de chèvre au lait cru.
Chez beaucoup de personnes, l’infection reste bénigne, voire inaperçue. Dans une partie des cas pourtant, après une phase sans symptômes, survient une seconde poussée au cours de laquelle le virus enflamme les méninges et parfois le cerveau lui même. Forte fièvre, violents maux de tête, raideur de la nuque et, dans les formes graves, paralysies ou séquelles durables peuvent alors apparaître. Il n’existe aucun médicament contre le virus : on ne peut que soulager les symptômes.
Contrairement à la maladie de Lyme, l’encéphalite à tiques dispose d’un vaccin efficace. La maladie ne s’observe que dans certaines zones à risque : en Europe centrale, orientale et du Nord, notamment en Autriche, dans le sud de l’Allemagne et dans les pays baltes. En France, elle touche surtout l’Alsace et les Alpes du Nord, et elle est à déclaration obligatoire depuis 2021, ce qui permet à Santé publique France de suivre son extension. Le calendrier vaccinal recommande le vaccin surtout aux personnes qui séjournent dans les zones rurales ou boisées d’endémie ; partout, se protéger des tiques reste essentiel.
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