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Escrime : armes et vocabulaire
8 questions · Sport
Celui qui entre dans une salle d’armes découvre une langue précise, presque entièrement française. Trois armes y cohabitent. Le fleuret est la plus légère : arme d’estoc, il ne compte que les touches portées sur le tronc, car il servait autrefois d’arme d’entraînement pour le duel. Le sabre, lui, frappe d’estoc et de taille : la surface valable couvre tout le haut du corps, au-dessus de la ceinture, et ses assauts sont les plus rapides et les plus spectaculaires.
Tout part de la position d’attente, « en garde » : genoux fléchis, poids du corps au centre, arme pointée vers l’adversaire. C’est aussi le premier commandement de l’arbitre, avant « Prêts ? » et « Allez ! ». Ensuite, tout est affaire de jeu de jambes : avancer, rompre, garder la bonne distance compte souvent davantage que la force du bras, et un tireur parcourt une distance étonnante pendant un assaut.
Au fleuret et au sabre, une règle subtile départage les touches simultanées : la priorité. Celui qui a lancé correctement l’attaque le premier marque le point ; à l’épée, cette convention n’existe pas, et c’est le chronomètre électrique qui tranche.
Le matériel suit la même logique de sécurité. La coquille, coque de métal fixée au-dessus de la poignée, protège la main armée ; elle est la plus grande à l’épée, où la main est elle-même une cible. Quant à la tenue d’escrime, veste, masque grillagé et gant, elle résiste à des chocs de plusieurs centaines de newtons.
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