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Escrime : les bases
8 questions · Sport
L’escrime est l’un des rares sports dont la langue officielle est le français. Partout dans le monde, l’arbitre lance l’assaut par « En garde ! Prêts ? Allez ! » et l’arrête d’un « Halte ! ». Cet héritage rappelle le rôle des maîtres d’armes français, qui ont codifié l’art de toucher sans être touché.
On tire avec trois armes : le fleuret, l’épée et le sabre. Fleuret et épée sont des armes d’estoc, qui touchent avec la pointe ; le sabre touche aussi avec le tranchant. Chacune a sa surface valable : le tronc au fleuret, tout ce qui se trouve au-dessus de la ceinture au sabre, et le corps entier à l’épée, où un coup double rapporte même un point aux deux tireurs.
Le combat se déroule sur la piste, une bande longue d’environ quatorze mètres et large d’un mètre et demi à deux mètres. On ne peut qu’avancer ou reculer, et celui qui sort par l’arrière concède une touche. Aujourd’hui, les touches sont détectées électriquement : un fil passe dans la tenue du tireur, et une lampe de couleur indique qui a touché, même lorsque l’action ne dure qu’une fraction de seconde.
Le vocabulaire est un petit traité de stratégie. La fente, grand pas vers l’avant, est le geste d’attaque classique. La parade écarte la lame adverse, et la riposte, contre-attaque immédiate, suit aussitôt : parade et riposte forment le cœur de l’escrime classique. Enfin, aucun assaut ne commence sans le salut, adressé avec l’arme à l’adversaire, à l’arbitre et au public, souvenir de l’étiquette chevaleresque.
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