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Gottfried Wilhelm Leibniz
13 questions · Philosophie
Gottfried Wilhelm Leibniz naît à Leipzig le 1er juillet 1646. Fils d’un professeur de philosophie morale, il se forme notamment grâce à la bibliothèque familiale. Son activité fait de lui un polymathe : il travaille en philosophie, en mathématiques, en droit, en histoire et en diplomatie. En 1676, il entre au service de la maison de Brunswick à Hanovre. Il y exerce pendant environ quarante ans des fonctions de conseiller, de bibliothécaire et d’historien, tout en entretenant un vaste réseau de correspondants.
Dans les années 1670, Leibniz développe le calcul infinitésimal indépendamment de Newton, à partir de recherches et de problèmes antérieurs. Leur concurrence entraîne une longue querelle de priorité. Les notations de Leibniz, dont le signe ∫ et la lettre d, s’imposent durablement. Il conçoit également une machine à calculer destinée aux quatre opérations. En 1703, il expose l’arithmétique binaire, fondée sur les chiffres 0 et 1, qui occupera une place importante dans l’informatique numérique.
Sa métaphysique décrit des substances simples, les monades, qu’il qualifie de « sans fenêtres ». Leur coordination relève de l’harmonie préétablie. La Monadologie, rédigée en français en 1714, rassemble plusieurs de ses thèses. Dans les Essais de Théodicée, publiés en 1710, il cherche à concilier la bonté divine avec l’existence du mal. Dieu aurait choisi le meilleur des mondes possibles, sans que chaque événement soit bon isolément. Voltaire tourne cet optimisme en dérision dans Candide en 1759, notamment à travers le personnage de Pangloss.
Leibniz participe aussi à la création, en 1700, de l’institution qui deviendra l’Académie royale des sciences de Prusse, à Berlin. Premier président, il entend rapprocher théorie et pratique. Son histoire de la maison de Brunswick reste inachevée. Il meurt à Hanovre le 14 novembre 1716 ; les récits biographiques soulignent une assistance très réduite à ses funérailles. Cette fin discrète ne résume pourtant ni ses relations européennes ni son influence. Le portrait peint par Christoph Bernhard Francke vers 1695 rappelle une figure dont les travaux continuent à traverser plusieurs disciplines.
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