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John Singer Sargent
18 questions · Art
John Singer Sargent naît à Florence en 1856, de parents américains. Il grandit dans une famille qui voyage en Europe, apprend plusieurs langues et découvre les musées. Il se forme à Paris, notamment auprès de Carolus-Duran, puis développe une carrière internationale. Bien que principalement installé en Europe, il séjourne aussi aux États-Unis et y reçoit des commandes importantes. Sa nationalité américaine ne se confond donc pas avec ses lieux de vie.
Il devient un portraitiste très recherché par la haute société. Sa touche libre et assurée rend les visages, les robes et les reflets des étoffes. Les portraits de Lady Agnew of Lochnaw, des sœurs Wyndham et des demoiselles Vickers montrent cette maîtrise, tandis que Les Filles d’Edward Darley Boit proposent une disposition inhabituelle de quatre enfants dans un grand intérieur. La vivacité des gestes ne signifie pas que tous les tableaux sont exécutés sans préparation ni reprises.
Madame X provoque une polémique au Salon de 1884. Le portrait représente Virginie Gautreau dans une robe noire, avec une attitude jugée provocante par certains visiteurs. Sargent modifie ensuite une bretelle et poursuit progressivement sa carrière à Londres. D’autres œuvres montrent la diversité de ses recherches : Œillet, lis, lis, rose explore la lumière du crépuscule ; El Jaleo une scène de danse inspirée par l’Espagne ; Rue à Venise la vie d’une ruelle. Cachemire et l’aquarelle Femme arabe accordent une place importante aux figures drapées.
Dans la dernière partie de sa vie, Sargent réduit les commandes de portraits et se consacre davantage aux paysages, aux aquarelles et aux peintures murales, notamment à Boston. Après avoir observé le front en 1918, il peint Gazés en 1919 : une longue file de soldats blessés par le gaz y avance vers les soins. Il meurt à Londres en 1925, à 69 ans, laissant une œuvre qui dépasse largement les portraits mondains auxquels son nom reste associé.
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