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Judo : les bases
8 questions · Sport
En France, le judo est bien plus qu’un sport de combat : avec plus d’un demi-million de licenciés, c’est l’une des fédérations les plus importantes du pays, et les exploits de Teddy Riner ou de Clarisse Agbegnenou ont fait du tatami un lieu familier. Pourtant, tout a commencé au Japon. En 1882, Jigoro Kano fonde à Tokyo le Kodokan et transforme l’ancien jujitsu des samouraïs en une discipline éducative, débarrassée de ses techniques les plus dangereuses.
Le nom dit tout : « ju » signifie souplesse, « do » la voie. Le judo est donc la voie de la souplesse : céder pour mieux utiliser la force de l’adversaire, plutôt que de s’y opposer. On le pratique en judogi, que beaucoup appellent simplement kimono, une tenue épaisse et résistante, car les saisies sur le tissu rendent possibles projections et immobilisations. La ceinture indique le grade : on commence en blanche, puis viennent jaune, orange, verte, bleue et marron, jusqu’à la noire, qui ouvre les grades de maître.
Le combat cherche d’abord la projection : envoyer l’adversaire au sol, sur le dos, avec contrôle. Bien réussie, elle vaut ippon, la note la plus haute, qui met fin au combat comme un K.-O. en boxe. Au sol, on peut aussi gagner sans projection : il suffit de maintenir l’adversaire sur le dos grâce à une immobilisation, l’osae-komi, pendant vingt secondes.
Enfin, le judo est une école de respect. Chaque combat commence et se termine par le salut, le « rei », adressé au partenaire, et l’on salue aussi en entrant sur le tapis et en quittant le dojo.
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