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Karaté : les bases
8 questions · Sport
Le mot karaté se décompose en deux idéogrammes : « kara », le vide, et « te », la main. Le karaté est donc l’art de la main vide, un combat sans armes où le corps tout entier devient l’outil. Il est né sur l’île d’Okinawa, au sud du Japon, sous l’influence des arts martiaux chinois ; à une époque où les armes y étaient interdites, les habitants ont perfectionné ce combat à mains nues. La France est aujourd’hui l’un des pays où il est le plus pratiqué, avec plusieurs centaines de milliers de licenciés et des champions comme Steven Da Costa, sacré champion olympique à Tokyo.
L’entraînement repose sur deux piliers. Le kata est un enchaînement codifié de techniques exécuté seul face à des adversaires imaginaires ; certains sont vieux de plusieurs siècles et servent de « manuel » à chaque style. Le kumite, lui, oppose deux pratiquants réels : en compétition, les coups doivent être contrôlés, et seuls comptent les gestes précis et maîtrisés.
Parmi les techniques de base figurent le tsuki, coup de poing direct dont la puissance naît de la rotation des hanches, et le blocage (uke), qui dévie l’attaque plutôt que de l’arrêter de front et ouvre aussitôt une brèche pour la riposte. À l’instant de l’impact, le karatéka pousse souvent un cri puissant, le kiai, qui concentre la respiration et l’énergie. Comme au judo, la progression se lit à la couleur de la ceinture, de la blanche à la marron, jusqu’à la ceinture noire. Mais celle-ci ne marque pas la fin du chemin : c’est là que commencent les grades dan, que l’on gravit pendant toute une vie dans le dojo.
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