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Noms des phobies
16 questions · Santé et médecine
Presque tout le monde connaît ce malaise au sommet d’un belvédère ou ce petit sursaut quand une araignée traverse le carrelage de la salle de bains. Une peur ne devient une phobie que lorsqu’elle est disproportionnée, envahit le quotidien et pousse à éviter à tout prix ce qui la déclenche. Les spécialistes estiment qu’environ une personne sur dix développe au cours de sa vie une phobie spécifique. Bonne nouvelle : peu de troubles psychiques se soignent aussi bien, le plus souvent par une exposition progressive à l’objet de la peur.
Les noms paraissent savants, mais suivent un modèle simple : un mot grec ou latin désignant ce qui effraie, suivi de « phobos », la peur. D’« arachne », l’araignée, vient l’arachnophobie ; d’« akron », le sommet, l’acrophobie ; de « claustrum », le lieu fermé, la claustrophobie. Qui se cache sous la couette pendant l’orage souffre peut-être d’astraphobie, et qui frissonne devant un clown, de coulrophobie.
Certains noms sont récents : la nomophobie, la peur d’être privé de son portable, n’a été baptisée qu’en 2008, et la trypophobie, l’aversion pour les amas de petits trous, est née sur un forum en ligne. D’autres relèvent de l’histoire culturelle : comme le treize passe pour porter malheur, certains hôtels n’ont pas de 13e étage, et la triskaïdékaphobie est depuis longtemps un mot fétiche des jeux télévisés. Saurez-vous associer chaque terme savant à la peur qu’il désigne ?
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