✍️
Patrick Süskind
10 questions · Littérature
Patrick Süskind naît le 26 mars 1949 à Ambach, près du lac de Starnberg, en Bavière. Il étudie notamment à Munich et à Aix-en-Provence, puis travaille pour la télévision et le théâtre. Sa pièce La Contrebasse donne la parole à un musicien d’orchestre dans un monologue. Créée en Allemagne en 1981, elle trouve aussi un public en France, où Jacques Villeret l’interprète notamment à Paris. L’instrument permet d’explorer une existence faite de frustrations, d’espoirs et de rapports difficiles aux autres.
En 1985 paraît Le Parfum, dont le sous-titre français est Histoire d’un meurtrier. Jean-Baptiste Grenouille possède un odorat exceptionnel, mais n’a pas d’odeur propre. Né sur un marché aux poissons à Paris, il cherche à composer un parfum parfait et devient meurtrier. L’action commence dans la capitale au XVIIIe siècle, puis traverse notamment l’Auvergne, Montpellier et Grasse. Les lieux ne servent pas seulement de décor : leurs odeurs construisent la manière dont Grenouille perçoit les personnes et le monde.
Bernard Lortholary traduit le roman pour l’édition française publiée chez Fayard en 1986. Il traduit également Le Pigeon, où un oiseau bouleverse le quotidien de Jonathan Noel, un employé d’une banque parisienne. L’Histoire de Monsieur Sommer, illustré par Sempé et publié en français chez Gallimard en 1991, évoque une enfance marquée par un homme qui marche sans cesse. Ces livres suivent des personnages dont les habitudes, les perceptions ou les déplacements les séparent des autres.
Tom Tykwer adapte Le Parfum au cinéma en 2006, avec un scénario écrit par Andrew Birkin, Bernd Eichinger et lui-même. Süskind reste discret dans les médias malgré la circulation internationale de ses œuvres. L’image présentée ici est un tableau d’Alexey Akindinov réalisé en 2017 et 2018, intitulé Patrick Süskind. Ce monde pictural vivement coloré est une évocation artistique, pas une photographie de l’auteur.
S’entraîner gratuitement
PurFact vous remontre chaque carte juste avant que vous l’oubliiez. C’est ainsi que les connaissances restent.