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Prix Nobel : médecine
10 questions · Sciences
Le prix Nobel de physiologie ou médecine a accompagné les plus grandes victoires contre la maladie. Le tout premier, en 1901, revient à Emil von Behring pour la sérothérapie contre la diphtérie, mise au point dans le sillage des travaux menés aussi à l’Institut Pasteur. L’année suivante, Ronald Ross est couronné pour avoir montré que les moustiques transmettent le paludisme, et en 1905, Robert Koch, l’homme du bacille de la tuberculose, reçoit à son tour le prix.
D’autres découvertes ont changé la vie de chacun. Karl Landsteiner, récompensé en 1930, a identifié les groupes sanguins qui rendent les transfusions sûres. Frederick Banting partage le prix 1923 avec John Macleod pour l’insuline et reste, à 32 ans, le plus jeune lauréat de médecine. Alexander Fleming, qui avait remarqué par hasard une moisissure tueuse de bactéries, est couronné en 1945 avec Florey et Chain pour la pénicilline.
La biologie moderne entre ensuite en scène. En 1962, Watson, Crick et Wilkins sont distingués pour la double hélice de l’ADN, sans Rosalind Franklin, disparue entre-temps. Konrad Lorenz, l’éthologue suivi par ses oies cendrées, partage le prix 1973. Barbara McClintock le reçoit seule en 1983 pour ses gènes sauteurs observés dans le maïs. Enfin, en 2023, Katalin Karikó et Drew Weissman sont récompensés pour les travaux qui ont permis les vaccins à ARN messager contre la Covid-19.
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