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Reconnaître galaxies et nébuleuses
12 questions · Astronomie et espace
Le ciel profond commence là où s’arrête le système solaire. Les astronomes amateurs l’explorent avec des jumelles ou un petit télescope, et Charles Messier, chasseur de comètes parisien du XVIIIe siècle, en a dressé le premier grand inventaire : il notait ces taches floues pour ne plus les confondre avec des comètes. Son catalogue est devenu la liste de rêve des observateurs du monde entier.
La galaxie d’Andromède, M31, en est la vedette : notre grande voisine se voit à l’œil nu par une nuit noire et fusionnera un jour avec la Voie lactée, notre propre galaxie, qui barre le ciel d’été de sa traînée laiteuse. La galaxie du Sombrero porte un anneau de poussière sombre comme le bord d’un chapeau, tandis que la galaxie du Tourbillon déroule ses bras spiraux avec une petite compagne accrochée à l’un d’eux. Dans l’hémisphère Sud, le Grand Nuage de Magellan guidait déjà les navigateurs.
Les nébuleuses racontent la vie et la mort des étoiles. La nébuleuse d’Orion est une pouponnière stellaire visible aux jumelles, la nébuleuse de la Tête de Cheval découpe sa silhouette sombre sur un fond rouge, et la nébuleuse de l’Aigle abrite les fameux « Piliers de la création ». La nébuleuse de la Lyre, en forme d’anneau, est l’enveloppe rejetée par une étoile mourante, et la nébuleuse du Crabe le reste de la supernova observée en 1054. Enfin, les amas : les Pléiades, petit essaim d’étoiles bleues, et les amas globulaires, boules serrées de centaines de milliers de vieilles étoiles.
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