🎿
Saut à ski
8 questions · Sport
Peu de sports d’hiver paraissent aussi simples et sont aussi difficiles à maîtriser que le saut à ski. En haut du tremplin, le sauteur s’assoit sur la barre de départ, puis s’élance dans la piste d’élan à plus de 90 km/h. Après l’impulsion, il se couche littéralement sur l’air, les skis écartés dans le style en V. Cette position n’est apparue qu’à la fin des années 1980, avec le Suédois Jan Boklöv, et s’est imposée au début des années 1990 face à l’ancien style parallèle, car elle offre davantage de portance et donc nettement plus de distance.
La distance ne suffit pourtant pas : un saut est noté sur la longueur et le style. Cinq juges évaluent le vol et l’atterrissage, et l’on retire la note la plus haute et la plus basse. Une réception en télémark, une jambe placée devant l’autre, rapporte de précieux points ; sans elle, les pénalités tombent. Sur un grand tremplin, les meilleurs dépassent 130 mètres, et sur un tremplin de vol à ski, ils survolent même la barre des 250 mètres.
Le sommet de chaque saison est la Tournée des quatre tremplins, disputée autour du Nouvel An à Oberstdorf, Garmisch-Partenkirchen, Innsbruck et Bischofshofen ; beaucoup la considèrent comme un championnat du monde officieux. Ceux qui aiment aussi l’endurance se tournent vers le combiné nordique, où le saut fixe les écarts de départ avant que le ski de fond ne désigne le vainqueur : le Français Jason Lamy-Chappuis y a été sacré champion olympique en 2010. L’Autriche, patrie de Gregor Schlierenzauer, recordman des victoires en Coupe du monde, reste une grande nation du saut, aux côtés de la Norvège, de l’Allemagne, de la Pologne, du Japon et de la Slovénie. En France, Coline Mattel a décroché le bronze lors de la première épreuve olympique féminine, à Sotchi en 2014.
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