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SRAS et MERS
9 questions · Histoire
Le SRAS et le MERS sont deux maladies provoquées par des coronavirus distincts de celui de la COVID-19. Le SRAS, ou syndrome respiratoire aigu sévère, apparaît en Chine à la fin de 2002. L’épidémie s’étend ensuite à plusieurs pays, notamment par les déplacements internationaux et les transmissions dans les établissements de soins.
Les chauves-souris sont considérées comme le réservoir naturel de virus proches du SARS-CoV. Des civettes ont joué un rôle dans le passage du virus vers l’être humain. L’identification des cas, leur isolement, la recherche des contacts et les quarantaines contribuent à interrompre les chaînes de transmission en 2003. Des épisodes limités surviennent encore ensuite, notamment en lien avec des laboratoires. Parler d’une maladie définitivement vaincue serait donc trop absolu.
Le MERS, syndrome respiratoire du Moyen-Orient, est identifié en 2012. Des dromadaires constituent une source importante d’infection humaine. Des transmissions entre personnes se produisent aussi, surtout dans certains contextes de soins. La maladie continue à provoquer des cas sporadiques et des foyers.
Parmi les cas de MERS confirmés et signalés, la proportion de décès est élevée, de l’ordre d’un tiers ; celle du SRAS était proche d’un dixième. Ces chiffres décrivent des cas reconnus et ne donnent pas directement le risque de décès de toute personne infectée. Ils dépendent aussi de l’âge, des maladies associées et du dépistage. Les deux épidémies ont montré la nécessité de surveiller les transmissions entre animaux et humains, de protéger les soignants et de préparer les systèmes de santé.
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