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Survie : forêt et montagne
15 questions · Nature
En forêt et en montagne, l’urgence ressemble rarement à un film d’aventure. Les bilans des secouristes en montagne, du PGHM aux CRS de montagne, parlent de randonneurs en baskets, de distances sous-estimées et de forces surestimées, et du fait que la plupart des accidents ne se produisent pas pendant la pénible montée, mais à la descente, quand les jambes sont fatiguées et que l’esprit est déjà dans la vallée. La cause d’accident la plus fréquente est d’une banalité désarmante : trébucher et glisser. La meilleure prévention l’est tout autant : rester sur les sentiers, car le raccourci supposé à travers la pente finit régulièrement, dans les Alpes comme dans les Pyrénées, en terrain de chute.
Celui que l’orage surprend en montagne quitte les crêtes, les croix sommitales et les arbres isolés et se fait petit : accroupi, pieds joints. Les vieux dictons qui recommandent tel ou tel arbre sont des sottises, la foudre se moque de l’essence. Celui que la nuit surprend ne continue pas à tâtonner, il installe un bivouac de fortune ; celui qui doit traverser une rivière cherche l’endroit large et calme plutôt que l’étroit et tumultueux, et ouvre d’abord la ceinture de son sac pour pouvoir s’en débarrasser. Pour se faire entendre, les Alpes ont leur propre langage : le signal de détresse alpin compte six signaux par minute, puis une minute de pause ; les sauveteurs répondent trois fois par minute. Dans de nombreuses forêts françaises, des panneaux de points de rencontre des secours portent un code que l’on donne au 112. Et les animaux les plus dangereux de nos bois ? Ni les loups ni les sangliers, mais les tiques. Pour le téléphone, une astuce simple vaut en hiver : la batterie n’aime pas le froid, portée contre le corps elle tient.
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PurFact vous remontre chaque carte juste avant que vous l’oubliiez. C’est ainsi que les connaissances restent.