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Tennis : titres et records
12 questions · Sport
L’histoire du tennis moderne bascule en 1968 : cette année-là s’ouvre l’ère Open, et les professionnels peuvent enfin disputer les tournois du Grand Chelem, jusque-là réservés aux amateurs. Cinq ans plus tard, en 1973, un match-exhibition passionne l’Amérique : à Houston, devant plus de 30 000 spectateurs et des dizaines de millions de téléspectateurs, Billie Jean King bat l’ancien champion Bobby Riggs, 55 ans, qui se vantait de pouvoir battre n’importe quelle joueuse. Cette « bataille des sexes » devient un symbole de l’égalité dans le sport.
Les records suivent. Martina Navratilova remporte Wimbledon neuf fois en simple, un total jamais égalé. En 1988, Steffi Graf gagne les quatre tournois du Grand Chelem puis l’or olympique à Séoul : c’est le Grand Chelem doré, réussi par elle seule. La même année, justement, le tennis retrouve sa place au programme olympique après des décennies d’absence. L’Allemande termine sa carrière avec 22 titres du Grand Chelem en simple, un record de l’ère Open que Serena Williams finit par dépasser avec 23 titres, au terme de deux décennies de domination.
Chez les hommes, aucun record ne paraît aussi inaccessible que celui de Rafael Nadal : quatorze victoires à Roland-Garros, sur la terre battue de la porte d’Auteuil qui lui a valu le surnom de « roi de Paris ». Enfin, la plus ancienne des compétitions par nations, la Coupe Davis, créée en 1900, a ses propres géants : les États-Unis la dominent avec 32 titres, loin devant l’Australie, tandis que la France, sacrée dix fois depuis l’époque des Mousquetaires, figure parmi les nations les plus titrées.
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