🏹
Tir à l’arc : compétitions et histoire
8 questions · Sport
Le tir à l’arc a connu une histoire olympique mouvementée. Présent dès 1900 à Paris, avec des épreuves aux règles très locales, il disparaît après 1920, faute de règlement commun. Il ne revient qu’en 1972, aux Jeux de Munich, et ne quitte plus le programme depuis. Les compétitions mondiales sont organisées par World Archery, la fédération internationale qui s’appelait autrefois FITA et qui a vu le jour en 1931 à Lwów, avec la France parmi ses membres fondateurs.
Une nation règne sans partage sur la discipline : la Corée du Sud. Ses archères ont remporté l’épreuve olympique par équipes à chaque édition depuis 1988, et la sélection coréenne est réputée plus difficile à intégrer qu’un podium mondial. Aux Jeux, la phase finale se dispute en duel : deux archers s’affrontent face à face, set après set. Chacun tire trois flèches par set ; le meilleur total remporte deux points, l’égalité un point chacun, et le premier à six points l’emporte.
Le tir à l’arc ne se limite pas aux stades. Le tir en campagne entraîne les archers en forêt ou en montagne, sur des cibles placées à des distances inconnues qu’il faut estimer soi-même. Les traditions françaises restent vivantes, comme le tir beursault des compagnies d’arc. Et l’imaginaire collectif reste peuplé de héros : Robin des Bois, le hors-la-loi de Sherwood, est devenu le symbole universel de l’archer. Quant à l’arc long, sans viseur ni aide technique, il évoque une page sombre de l’histoire de France : à Azincourt, en 1415, les archers anglais décimèrent la chevalerie française.
S’entraîner gratuitement
PurFact vous remontre chaque carte juste avant que vous l’oubliiez. C’est ainsi que les connaissances restent.